
Vide.
Me sens vide.
Trop de personnages aux visages livides.
Aimant le vide.
Remplissant avidement leurs veines, brûlant leurs poumons
tout en devenant psychodément.
Parfois, j'sais plus comment...
Me fouette le passé, le temps.
Qui passe en me parlant.
Me disant qu'il sera bientôt le temps...
De me déchirer le cœur
et faire disparaître ma rancœur
Face à ces putes sans honneurs
Puis revenir avec de idées d'avenir
pour mes martyrs
perdus dans cet empire du délire....
........................................
Mercredi... J'suis seule dans le centre de jour. Pas de back up dit professionnel...
Après mon heure de dîner les gens se sont mis a affluer. On aurait dit qu'ils s'étaient tous donné le mot pour venir me dire bonjour. Le problème est que la majorité d'entre eux étaient complètement défoncés au crack. Ça veut dire pour moi pense vite, regarde derrière ton épaule et écoutes les déblatérer à propos de tout et rien de façon assez incohérente.
Un couple accompagné de D.B, (que je n'avais pas vu depuis un long moment et dont j'ai eu passablement de difficulté a reconnaître tellement il avait maigrit) se sont pointé la bine. La fille, elle, est amochée comme ça se peut pas.(mais moins que madame Kandahar) Je vais lui dire un beau bonjour au poste d'ordinateur des usagers de la ressource et elle me dit extrêmement rapidement et en anglais en plus qu'elle a besoin de moi que les mecs avec qui elle est sont des assholes et qu'elle n'en peut plus...elle veut right away une place pour crècher. Il est 13 hres.
Elle est tellement high on crack que son corps frêle bouge sans qu'elle le veuille, alors imaginez comment les RPM de son brain allaient bon train si son corps spasmait de la sorte! Je ne peux la lâcher même pas pour une seconde... elle va se cacher dans des racoins en criant et chialant sur tout et rien ou encore se colle a tous les mecs de la place pour avoir un peu de chaleur humaine, les gars veulent rien savoir elle est trop paf et elle a du mascara coulé jusqu'au cou! À la base c'est une très jolie fille dont les seins ont disparut au fur et a mesure qu'elle inspirait ce mix de fumée coke-ammoniaque (crack). Je lui ai dit que ça revenait et je lui ai foutue mes lolos dans la face pour la faire rire (ouf ça l'a fait son effet et je l'ai gagnée ainsi avec mon grand manque de pudeur)
Nous avons fait un appel dans une maison d'hébergement celle-là même qui m'avait hébergé il y a de ça des lunes et des soleils... ils ont bien voulu la recueillir malgré son état. Je sais qu'ils en ont vu d'autres et qu'ils sont humains, alors je crois qu'elle sera bien, si elle reste bien entendu! Je lui ai préparer de la bouffe en quantité industrielle qu'elle a ingurgitée sans même mastiquer. (la faim extrème ne perd pas son temps pour déguster....) Elle en a foutu aussi des tonnes sur le plancher...(j'ai du cooler down mon concierge pour qu'il ne lui foute pas un coup de pied au cul! et avec raison) Pendant tout ce temps, il y a d'autres gens qui sont là et qui veulent absolument me jaser, un peu comme des enfants qui ne veulent pas comprendre l'urgence de la situation dans laquelle je suis. J'ai quand même réussi a impliquer un des camelot du magazine de l'organisme pour qu'il me donne un coup de pouce et ça lui a fait grand honneur. (juste a voir comment il se tenait je sais qu'il était fier de lui et heureux que je lui fasse confiance)
Donc cette foutue journée c'est résumé a: donne un café a monsieur x, donne un bol a monsieur A, ramasse par terre la fille high on crack et la bercer pour l'aider à redescendre et lui faire comprendre de partir avant qu'elle perde sa place, ouvre le local de théâtre, donnes de la bouffe dans des sacs pour les gens qui ont des appart, rammasse encore la fille par terre et la bercer encore... intervient auprèes de mon camelot pour qu,il arrête de dire crisse la dans une ambulance...Ma réponse:
- facile a dire mon loup, mais sa confiance en moi sera brûlée a jamais pis tant qu'elle me fait pas la danse du bacon sur le plancher l'hôpital va la remettre dans la rue comme une merde. Alora! je t'en pris arrêtes de chialer pis aide moi t'es capable.....
16hres il ne reste qu'elle et une vieille de la vieille qui a un poumon d'affaissé à cause de quoi? du crack encore...je les mets dans un taxi et les envois à la maison d'hébergement... Je suis vidée, lavée mais sur l'adrénaline comme ça se peut pas. Le cœur me fait des bads trips dans la poitrine,tellement que j'avais l'impression d'avoir poffé de la free-base... je dois m'asseoir que je me dis, mais malheur qui vois-je à la porte? une gang d'étudiants dont j'avais oublié la venue (j'avais le goût de m'enfuir).
Je me suis serrée les points et je leurs ai blablaté mon baratin et j'ai répondue aux questions comme une championne... Je sais que j'avais l'allure amochée moi aussi à la fin de cette journée! À la questions de qu'est-ce qui t'as ammenée vers le travail social en toxicomanie? J'ai simplement répondu la folie et la génétique! (ma mère s'occupait des orphelins de Duplessis qui étaient placées dans les crèches, mais qui est devenue enseignante puis secrétaire parce que la vision de tous ces enfants seuls l'a meutrie durant longtemps... jusqu'à sa mort à mes 9 ans)
Je me suis fait raccompagner au métro Berri par un gentil monsieur qui doit purger sa peine pour volssssss qualifiéssssss à la maison, mais qui a droit de venir passer des journées au centre. Sa conversation m'a quand même aidée à redescendre et à reprendre une attitudes quasi normale.... merci vieux loup!
Jeudi matin... j'ai le dos en compote et j'ai fait des cauchemars hideux... je me sens seule parfois avec ce poids dont je n'arrive même pas a me délivrer complètement cette fois-ci, car les détails restent pris dans ma gorge et le bout de mes doigts qui veulent taper sur mon clavier de mac de parvenue (tin toé P to the C ) payée 15 piastres de l'heure pour ramasser des filles par terre... restent de glaces.
J'adore ma vocation, mais je devrais me retirer pour aller chercher plus de connaissances et donc plus de chance de partir mon truc seule comme je le souhaite depuis fort longtemps. tiens, peut-être devrais-je faire un genre de levée de fond pour mon projet que je pourrai nommer: la folle au front! car je ne veux pas dépendre de subvention si c'était le cas je deviendrais moi aussi une pute sans honneur.
Après mon heure de dîner les gens se sont mis a affluer. On aurait dit qu'ils s'étaient tous donné le mot pour venir me dire bonjour. Le problème est que la majorité d'entre eux étaient complètement défoncés au crack. Ça veut dire pour moi pense vite, regarde derrière ton épaule et écoutes les déblatérer à propos de tout et rien de façon assez incohérente.
Un couple accompagné de D.B, (que je n'avais pas vu depuis un long moment et dont j'ai eu passablement de difficulté a reconnaître tellement il avait maigrit) se sont pointé la bine. La fille, elle, est amochée comme ça se peut pas.(mais moins que madame Kandahar) Je vais lui dire un beau bonjour au poste d'ordinateur des usagers de la ressource et elle me dit extrêmement rapidement et en anglais en plus qu'elle a besoin de moi que les mecs avec qui elle est sont des assholes et qu'elle n'en peut plus...elle veut right away une place pour crècher. Il est 13 hres.
Elle est tellement high on crack que son corps frêle bouge sans qu'elle le veuille, alors imaginez comment les RPM de son brain allaient bon train si son corps spasmait de la sorte! Je ne peux la lâcher même pas pour une seconde... elle va se cacher dans des racoins en criant et chialant sur tout et rien ou encore se colle a tous les mecs de la place pour avoir un peu de chaleur humaine, les gars veulent rien savoir elle est trop paf et elle a du mascara coulé jusqu'au cou! À la base c'est une très jolie fille dont les seins ont disparut au fur et a mesure qu'elle inspirait ce mix de fumée coke-ammoniaque (crack). Je lui ai dit que ça revenait et je lui ai foutue mes lolos dans la face pour la faire rire (ouf ça l'a fait son effet et je l'ai gagnée ainsi avec mon grand manque de pudeur)
Nous avons fait un appel dans une maison d'hébergement celle-là même qui m'avait hébergé il y a de ça des lunes et des soleils... ils ont bien voulu la recueillir malgré son état. Je sais qu'ils en ont vu d'autres et qu'ils sont humains, alors je crois qu'elle sera bien, si elle reste bien entendu! Je lui ai préparer de la bouffe en quantité industrielle qu'elle a ingurgitée sans même mastiquer. (la faim extrème ne perd pas son temps pour déguster....) Elle en a foutu aussi des tonnes sur le plancher...(j'ai du cooler down mon concierge pour qu'il ne lui foute pas un coup de pied au cul! et avec raison) Pendant tout ce temps, il y a d'autres gens qui sont là et qui veulent absolument me jaser, un peu comme des enfants qui ne veulent pas comprendre l'urgence de la situation dans laquelle je suis. J'ai quand même réussi a impliquer un des camelot du magazine de l'organisme pour qu'il me donne un coup de pouce et ça lui a fait grand honneur. (juste a voir comment il se tenait je sais qu'il était fier de lui et heureux que je lui fasse confiance)
Donc cette foutue journée c'est résumé a: donne un café a monsieur x, donne un bol a monsieur A, ramasse par terre la fille high on crack et la bercer pour l'aider à redescendre et lui faire comprendre de partir avant qu'elle perde sa place, ouvre le local de théâtre, donnes de la bouffe dans des sacs pour les gens qui ont des appart, rammasse encore la fille par terre et la bercer encore... intervient auprèes de mon camelot pour qu,il arrête de dire crisse la dans une ambulance...Ma réponse:
- facile a dire mon loup, mais sa confiance en moi sera brûlée a jamais pis tant qu'elle me fait pas la danse du bacon sur le plancher l'hôpital va la remettre dans la rue comme une merde. Alora! je t'en pris arrêtes de chialer pis aide moi t'es capable.....
16hres il ne reste qu'elle et une vieille de la vieille qui a un poumon d'affaissé à cause de quoi? du crack encore...je les mets dans un taxi et les envois à la maison d'hébergement... Je suis vidée, lavée mais sur l'adrénaline comme ça se peut pas. Le cœur me fait des bads trips dans la poitrine,tellement que j'avais l'impression d'avoir poffé de la free-base... je dois m'asseoir que je me dis, mais malheur qui vois-je à la porte? une gang d'étudiants dont j'avais oublié la venue (j'avais le goût de m'enfuir).
Je me suis serrée les points et je leurs ai blablaté mon baratin et j'ai répondue aux questions comme une championne... Je sais que j'avais l'allure amochée moi aussi à la fin de cette journée! À la questions de qu'est-ce qui t'as ammenée vers le travail social en toxicomanie? J'ai simplement répondu la folie et la génétique! (ma mère s'occupait des orphelins de Duplessis qui étaient placées dans les crèches, mais qui est devenue enseignante puis secrétaire parce que la vision de tous ces enfants seuls l'a meutrie durant longtemps... jusqu'à sa mort à mes 9 ans)
Je me suis fait raccompagner au métro Berri par un gentil monsieur qui doit purger sa peine pour volssssss qualifiéssssss à la maison, mais qui a droit de venir passer des journées au centre. Sa conversation m'a quand même aidée à redescendre et à reprendre une attitudes quasi normale.... merci vieux loup!
Jeudi matin... j'ai le dos en compote et j'ai fait des cauchemars hideux... je me sens seule parfois avec ce poids dont je n'arrive même pas a me délivrer complètement cette fois-ci, car les détails restent pris dans ma gorge et le bout de mes doigts qui veulent taper sur mon clavier de mac de parvenue (tin toé P to the C ) payée 15 piastres de l'heure pour ramasser des filles par terre... restent de glaces.
J'adore ma vocation, mais je devrais me retirer pour aller chercher plus de connaissances et donc plus de chance de partir mon truc seule comme je le souhaite depuis fort longtemps. tiens, peut-être devrais-je faire un genre de levée de fond pour mon projet que je pourrai nommer: la folle au front! car je ne veux pas dépendre de subvention si c'était le cas je deviendrais moi aussi une pute sans honneur.